L’école marocaine souffre moins d'un manque de ressources que d'une philosophie éducative initialement mal définie. Depuis des décennies, le ministère annonce des réformes successives sans évaluer l'impact des précédentes, créant un cycle de changements superficiels. Ces réformes se concentrent souvent sur des aspects cosmétiques comme les manuels, les noms et les slogans, plutôt que sur une refonte profonde des politiques éducatives. Le problème réside donc dans l'état d'esprit qui façonne ces politiques, et non dans un manque de financement. L’éducation marocaine est devenue un secteur où l'on parle beaucoup, mais où les vraies solutions sont rarement abordées. Cette situation persistante témoigne d'un dysfonctionnement structurel au sein du système éducatif. Le constat est clair : une nouvelle approche est indispensable pour sortir de cette impasse.

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