Les États-Unis s'apprêtent à imposer de lourdes sanctions économiques à l'Iran, ce qui met en lumière les achats de pétrole chinois. La Chine est depuis plusieurs années le principal acheteur de pétrole iranien, avec une moyenne de 1,4 million de barils par jour l'année dernière. Cependant, les expéditions ont diminué depuis le renouvellement du blocus américain des navires et ports iraniens en juillet, suite à l'échec d'un accord sur le programme nucléaire iranien. Les achats chinois en août ont chuté à 534 000 barils par jour, selon les données préliminaires de Kpler. Les raffineries chinoises indépendantes sont les principales achetatrices, attirées par les prix avantageux, tandis que les grandes raffineries d'État évitent le pétrole iranien depuis 2019. Le pétrole iranien est souvent étiqueté comme provenant de Malaisie ou d'Indonésie, et les transactions se font en yuan chinois via des intermédiaires complexes. Washington a intensifié ses efforts pour restreindre ces achats depuis le retour de Donald Trump à la présidence.