Deux nouvelles études du Centre de recherche et de documentation scientifiques (WODC) révèlent que les suspects peu qualifiés, sans emploi ou ayant une situation de logement instable reçoivent en moyenne des peines plus sévères. Ces disparités s'accumulent à travers les décisions prises par la police, le ministère public et les juges. Les personnes issues de milieux socio-économiques favorisés voient leurs affaires réglées plus souvent sans intervention judiciaire, par exemple par une amende ou un travail d'intérêt général. À l'inverse, les suspects en situation de précarité sont plus fréquemment jugés devant un tribunal, qui prononce alors une peine. Le stade de la procédure pénale où l'affaire est traitée influence également la sévérité de la sanction : plus l'affaire progresse, plus la peine risque d'être lourde. Selon le WODC, ces facteurs combinés entraînent des résultats structurellement défavorables pour les suspects issus de milieux socio-économiques plus faibles. L'emploi et le niveau d'éducation semblent être les facteurs les plus déterminants, tandis que l'origine migratoire joue un rôle moins important.
