Le gouvernement canadien a discrètement instauré une limite annuelle de dix heures de séances de thérapie psychologique pour les demandeurs d’asile et les réfugiés, en même temps que la mise en place de frais de copaiement pour les soins de santé supplémentaires au printemps dernier. Cette mesure, révélée par CBC News, a suscité l’inquiétude des professionnels de la santé mentale. Ces derniers font pression pour que cette restriction soit annulée, mais leurs efforts ont jusqu'à présent rencontré peu de succès. La limitation de l'accès aux soins psychologiques soulève des questions quant à l'impact sur le bien-être des personnes vulnérables. Les professionnels estiment que dix heures de thérapie sont insuffisantes pour traiter efficacement les traumatismes souvent vécus par les réfugiés. La situation actuelle pourrait aggraver les problèmes de santé mentale de ces populations déjà fragilisées. Le gouvernement n'a pas encore répondu de manière significative aux demandes de révision de cette politique.
