Le ministère de l'Économie et des Finances (MEF) péruvien propose de limiter dans le temps les augmentations salariales obtenues par les fonctionnaires via les négociations collectives. Cette proposition, inscrite dans un projet de crédit supplémentaire pour 2026, stipule que les accords salariaux ne pourront accorder que des avantages économiques temporaires. Les syndicats dénoncent cette mesure, estimant qu'elle remet en question un droit acquis grâce à la loi 31188. Ils craignent une dénaturation du processus de négociation collective au sein du secteur public. Le gouvernement justifie cette approche par des considérations budgétaires et une volonté de maîtriser les dépenses publiques. L'impact de cette réforme sur le pouvoir d'achat des fonctionnaires et sur les futures négociations salariales reste à évaluer. La proposition suscite une vive opposition de la part des organisations syndicales qui envisagent des actions de protestation.
