Dix ans après l'instauration du fédéralisme au Népal, un décalage important persiste entre les prérogatives constitutionnelles des provinces et l'exercice réel du pouvoir. Les chefs de district (CDO) continuent de diriger les interventions en cas de crise, perpétuant ainsi l'ancienne structure administrative centralisée. Bien que la Constitution attribue aux provinces des responsabilités en matière de paix et de sécurité, celles-ci demeurent largement théoriques. Cette situation crée une ambiguïté dans la gouvernance et une inefficacité potentielle dans la gestion des situations d'urgence. L'autorité provinciale, en matière de sécurité, est donc marginalisée au profit du pouvoir central exercé par les CDO. Ce manque de coordination et de mise en œuvre effective des principes fédéraux pose un défi majeur pour la consolidation du fédéralisme au Népal. La situation actuelle nécessite une clarification des rôles et une véritable décentralisation des pouvoirs.

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