L'Union interparlementaire (UIP) a officiellement ouvert une enquête concernant la situation de la députée E. Bolormaa de l’УИХ (Grand Khural d'État) en Mongolie. Cette décision fait suite à l'ordonnance de la justice mongole interdisant à E. Bolormaa de quitter le territoire, dans le cadre d’une enquête pour entrave à l’exercice du droit de vote et aux activités des commissions électorales. Le comité des droits de l’homme de l'UIP a exprimé sa préoccupation face à cette procédure et a appelé les autorités compétentes à lever l'interdiction de sortie du territoire. L'ouverture d’une enquête par l'UIP sur une affaire impliquant un parlementaire mongol est un événement rare. Le comité a estimé que les plaintes reçues concernent des actes d'intimidation, d'ingérence dans l'enquête, de violations des droits à un procès équitable, à la liberté d'expression et à la liberté de circulation, ainsi que le non-respect de l'inviolabilité parlementaire. Une recommandation sera soumise au conseil d'administration de l'UIP pour approbation. L'UIP s’est déclarée vivement préoccupée par l’inculpation pour des accusations pouvant entraîner une peine de un à cinq ans de prison, surtout après une qualification initiale de simple infraction administrative.