La Grèce durcit sa politique à l'égard des demandeurs d'asile dont les demandes sont rejetées, allant au-delà des mesures prévues par le nouveau pacte migratoire de l'Union Européenne. Désormais, les personnes déboutées doivent quitter le territoire grec sous deux semaines, sous peine d'être considérées en situation irrégulière et incarcérées. Cette politique ne se limite pas à la détention en vue de l'expulsion, comme le prévoit le pacte européen ; elle inclut des poursuites pénales pour franchissement illégal de frontière et séjour illégal, passibles de cinq ans d'emprisonnement. Depuis septembre, environ 750 personnes ont déjà été interpellées en vertu de cette nouvelle législation, notamment sur l'île de Lesbos où des arrestations sont effectuées immédiatement après le rejet définitif d'une demande d'asile. Des témoignages font état de la peur de l'incarcération, notamment pour ceux ayant déjà été détenus dans d'autres pays. Les organisations d'aide humanitaire signalent une augmentation des problèmes psychologiques, tels que les cauchemars et les crises de panique, parmi les demandeurs d'asile confrontés à cette situation.