Les dirigeants européens envisagent des mesures commerciales contre la Chine, confrontée à des accusations de dumping de produits à bas prix, notamment dans les secteurs du solaire, des batteries, des véhicules électriques et de la chimie. Cette concurrence, alimentée par des subventions d'État massives, menace la compétitivité de l'industrie européenne et entraîne des fermetures d'usines. L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a révélé que les entreprises chinoises ont reçu des aides publiques bien supérieures à celles de nombreux pays industrialisés. Malgré l'inquiétude exprimée par des responsables comme Emmanuel Macron, qui dénonce un impact négatif sur l'industrie européenne, l'UE hésite à agir fermement par crainte de représailles et d'une guerre commerciale. Le déséquilibre commercial est significatif, avec un excédent chinois estimé à un milliard d'euros par jour. La discussion sur la Chine est abordée de manière indirecte lors du sommet européen, sous le terme de "déséquilibres macroéconomiques mondiaux", témoignant de la sensibilité du sujet et de la dépendance européenne vis-à-vis de la Chine, notamment pour les matières premières stratégiques.
