D’anciens hauts responsables costaricains, Gustavo Mata, ex-ministre de la Sécurité, et Francisco Dall’Anese, ancien procureur général, ont exprimé de vives préoccupations concernant l’utilisation potentielle de logiciels d'espionnage par le gouvernement. Ils avertissent que permettre une telle surveillance sous couvert du secret d'État menacerait les libertés civiles fondamentales. Selon eux, une telle pratique créerait un climat de peur et de contrôle similaire à celui existant à Cuba ou dans l'ancienne Union soviétique. Ils insistent sur le fait que le secret d'État ne peut être utilisé comme prétexte pour violer les droits constitutionnels des citoyens. L’utilisation de ces technologies d'espionnage soulève des questions cruciales sur la protection de la vie privée et le respect des libertés démocratiques. Les deux hommes appellent à la transparence et à un débat public sur cette question sensible. Ils craignent que de telles mesures ne conduisent à des abus de pouvoir et à une érosion de la confiance envers les institutions.