Le Sénat zimbabwéen a adopté une loi permettant de prolonger le mandat du président Emmerson Mnangagwa jusqu'en 2030. Cette décision intervient alors que le président, âgé de 83 ans, était initialement censé quitter ses fonctions en 2028. L'opposition dénonce cette mesure comme un "coup d'État constitutionnel", soulignant un contexte de répression croissante à leur encontre. L'adoption de cette loi suscite de vives critiques quant au respect des principes démocratiques et à l'avenir politique du Zimbabwe. Les détracteurs craignent que cette prolongation ne consolide le pouvoir en place et ne limite davantage l'espace démocratique. Cette modification constitutionnelle ouvre la voie à de potentielles contestations internes et internationales. Le texte a été approuvé malgré les préoccupations concernant la légitimité du processus et le manque de consultation publique.
