Un comité de l'ONU a déclaré que les États sont légalement tenus d'envisager des réparations pour la traite transatlantique des esclaves et de prendre d'autres mesures pour lutter contre l'héritage durable de la discrimination raciale. Cette obligation découle d'une convention de 1965 sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, un texte juridiquement contraignant. Le comité insiste sur la nécessité de mettre en œuvre des « mesures complètes » pour remédier aux injustices passées et présentes. Ces mesures pourraient inclure des compensations financières, des excuses formelles ou des programmes de développement ciblés. L'interprétation du comité est basée sur les normes juridiques actuelles et non sur celles en vigueur au moment de la traite négrière. Cette nouvelle orientation pourrait ouvrir la voie à des demandes de réparations de la part de nombreux pays africains et de leurs diasporas à travers le monde. Il s’agit d’une étape importante dans la reconnaissance des préjudices causés par l'esclavage et la recherche d'une justice réparatrice.

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