Un rapport publié mardi par la Fédération italienne pour les droits de l'homme révèle les conséquences durables de l'épuration massive qui a suivi la tentative de coup d'État de 2016 en Turquie. L'étude, menée auprès de 1 629 anciens fonctionnaires limogés, indique que près des deux tiers d'entre eux n'ont pas réussi à retrouver un emploi déclaré auprès des organismes de sécurité sociale. Même en cas d'acquittement judiciaire, les personnes concernées continuent souvent de subir des discriminations et une exclusion professionnelle. Le rapport souligne que la simple annulation des accusations ne suffit pas à effacer les conséquences de la purge, notamment en termes d'accès à l'emploi. Cette situation crée une forme de "mort civile" pour les personnes affectées, les privant de moyens de subsistance et d'intégration sociale. L'étude met en lumière la persistance d'un système de "liste noire" qui entrave la réinsertion professionnelle des anciens fonctionnaires. Les résultats de cette enquête confirment l'ampleur et la gravité des violations des droits fondamentaux liées à l'épuration post-coup d'État.