La stratégie américaine de long terme visant à freiner l’influence chinoise au Moyen-Orient est compromise par sa politique envers l’Iran. Les sanctions et la pression exercée sur Téhéran sapent un atout majeur : le port iranien de Chabahar. Soutenu par l'Inde, ce port offrait une alternative à la route commerciale via le Pakistan et constituait un contrepoids stratégique au port pakistanais de Gwadar, géré par la Chine. En fragilisant Chabahar, Washington facilite indirectement l'expansion chinoise dans la région. L’Inde, privée de cette voie d’accès à l’Afghanistan et à l’Asie centrale, pourrait se rapprocher de Pékin. Cette situation illustre un "but contre son camp" pour les États-Unis, minant leurs efforts de containment envers la Chine, particulièrement dans un contexte géopolitique instable. L'avenir du port de Chabahar et ses implications sur l'équilibre régional demeurent incertains.