Des inondations dévastatrices frappent la région frontalière du Tibet, près de Gyirong, mais l'information est largement contrôlée par les médias d'État chinois. Les chiffres officiels font état de nombreux disparus, de morts et de quelques sauvetages, mais l'accès à la zone pour les médias internationaux est extrêmement restreint. Cette situation met en lumière l'isolement imposé au Tibet par la Chine et le contrôle strict exercé sur l'information. Contrairement à la partie népalaise où les journalistes peuvent librement enquêter, l'accès au Tibet est réservé et surveillé. Les journalistes chinois sont contraints de privilégier des récits mettant en avant l'action du gouvernement et le courage des secouristes. L'histoire du Tibet, occupé par la Chine depuis les années 50 et régi d’une main de fer, explique en partie cette opacité et le manque de liberté pour ses habitants.