Une étude récente, publiée dans la revue *Environmental Health Perspectives*, remet en question le lien communément admis entre les vagues de chaleur et l’augmentation des naissances prématurées. Les chercheurs ont analysé des données sur plus de 40 millions de naissances aux États-Unis entre 2007 et 2016, en comparant les périodes de forte chaleur avec les taux de naissance prématurée. Ils n'ont trouvé aucune association statistiquement significative entre l'exposition à la chaleur extrême et une hausse des accouchements anticipés. L'étude suggère que d'autres facteurs, tels que le statut socio-économique et l'accès aux soins prénataux, pourraient avoir un impact plus important sur la naissance prématurée. Les auteurs soulignent que bien que la chaleur puisse causer de l'inconfort aux femmes enceintes, elle ne semble pas être un déclencheur majeur des accouchements prématurés. Ces résultats invitent à réévaluer les stratégies de santé publique axées uniquement sur la réduction de l'exposition à la chaleur pour prévenir la naissance prématurée. L'étude encourage une approche plus globale axée sur les déterminants socio-économiques de la santé.

English
Français
Español
हिन्दी
中文