La Cour Suprême d'Espagne a justifié la suspension du droit de vote des nouveaux naturalisés en invoquant une augmentation “exceptionnelle” du nombre d'inscrits sur les listes électorales. Cette augmentation, selon le tribunal, engendre une “incertitude quant au résultat électoral”. Cette justification alimente les accusations de fraude électorale propagées par la droite politique espagnole concernant la dite “loi des petits-enfants” (ley de nietos). L'argumentaire de la Cour Suprême renforce la thèse selon laquelle il y aurait eu une manipulation du décompte des votes. La décision concernant la suspension du droit de vote a donc un impact direct sur le débat politique en Espagne. Cette affaire soulève des questions sur l'accès au droit de vote des nouveaux citoyens espagnols. La droite utilise cette situation pour discréditer le processus électoral et semer le doute sur sa fiabilité.