La Serbie fait face à une pénurie critique de gynécologues, créant de véritables « déserts médicaux » pour les femmes. Les statistiques révèlent une situation alarmante avec un seul spécialiste pour plus de 8 600 patientes annuellement. Ce manque de personnel est aggravé par un déficit d'informations et des problèmes logistiques majeurs. De nombreuses femmes, craignant l'épuisement des rares médecins disponibles, finissent par reporter leurs examens. Cette précarité du système de santé conduit souvent à un silence forcé et à une négligence des soins préventifs. La discrimination et l'absence de structures adaptées renforcent l'isolement des patientes. L'accès aux soins de base devient ainsi un défi quotidien pour une grande partie de la population féminine.
