L'enquête sur les foyers illégaux du comté de Bihor révèle un rôle surprenant de l'État. Selon la motivation du Tribunal de Bucarest, relayée par G4Media, ce ne sont pas Viorel Pașca, dirigeant de l'Association Dumbrava, et son organisation qui ont recruté les victimes, comme l'accusait le DIICOT. Au contraire, une part importante des personnes vulnérables a été directement orientée vers ces centres par des institutions publiques. La décision de ne pas ordonner la détention provisoire de Viorel Pașca repose donc sur ce constat : l’État a facilité l’arrivée des bénéficiaires dans les établissements gérés par les accusés. Cette révélation soulève de sérieuses questions sur les responsabilités et les défaillances du système dans la protection des populations vulnérables. L’affaire continue de faire l’objet d’investigations.