Le Conseil de la concurrence roumain a infligé une amende record de 3,73 milliards de lei à dix banques pour entente illégale concernant le taux ROBOR. Cependant, selon l'économiste Calu Monica, cette sanction ne garantit pas automatiquement la victoire des emprunteurs qui poursuivent les banques en justice. L'amende, bien que significative, concerne la procédure de fixation du taux ROBOR et non la validité des contrats de prêt individuels. Les emprunteurs devront prouver un préjudice direct résultant de la manipulation du taux pour obtenir gain de cause. Cette décision représente un coup dur pour l'image du secteur bancaire roumain. Les banques pourraient contester l'amende, prolongeant ainsi l'incertitude juridique pour les emprunteurs. Il est donc crucial pour les justiciables de comprendre que l'amende n'équivaut pas à un remboursement automatique de leurs crédits.
