Ratko Mladic, le criminel de guerre serbe bosniaque, est décédé, déclenchant un sentiment mitigé de justice incomplète. L'auteur relate comment son grand-père serbe, vivant à Sarajevo pendant la guerre, avait prédit que Mladic finirait par répondre de ses actes. Bien que Mladic ait été reconnu coupable par un tribunal international, il a pu vivre jusqu’à un âge avancé, un privilège refusé à ses victimes. Cette mort ravive la douleur et le sentiment d'injustice ressentis par les survivants et les familles des victimes. La longue attente d'une véritable justice est soulignée par le contraste saisissant entre la fin naturelle de Mladic et les vies brisées par ses crimes. L'article explore la complexité de la mémoire et de la réconciliation dans le contexte du conflit bosniaque. Il souligne le poids du traumatisme intergénérationnel et la difficulté de trouver une paix durable.