Malgré les sollicitations de Bruxelles, le Portugal et l'Espagne maintiennent leur position et refusent de modifier l'écartement de leurs voies ferrées pour les aligner sur le standard européen. Cette décision concerne un projet d'harmonisation des infrastructures ferroviaires à travers l'Union Européenne, visant à faciliter les échanges et la mobilité. Les deux pays ibériques justifient leur refus par les coûts considérables que représenterait une telle transformation. Ils estiment également que les avantages potentiels ne compensent pas l'investissement requis et les perturbations engendrées. Cette divergence de vues met en évidence les difficultés de mise en œuvre d'une politique ferroviaire commune au sein de l'UE. La question de l'écartement des voies demeure donc un obstacle à une connectivité ferroviaire européenne pleinement achevée.