Une analyse comparative des dossiers judiciaires et des actions de l'État au Pakistan révèle un traitement disparate des mouvements de contestation. Les partis politiques traditionnels, les factions de droite et les organisations religieuses extrémistes sont fréquemment intégrés dans des négociations, ou autorisés à reprendre leurs activités après des affrontements. À l’inverse, les mouvements de base, marginalisés politiquement, sont confrontés à une répression sévère : restrictions, poursuites pénales, et accusations liées à la sécurité nationale. Cette disparité soulève des questions sur les critères de dialogue et les seuils de tolérance du gouvernement. L'étude révèle ainsi une politique de négociation sélective, favorisant certains acteurs au détriment d'autres. Ce traitement différencié met en lumière des enjeux de pouvoir et de stabilité politique au sein du pays. Les mouvements perçus comme une menace à la sécurité nationale font l'objet d'une réponse radicalement différente.