Un nouveau rapport des Nations Unies révèle une détérioration significative de la situation au Myanmar. Plus de 700 civils ont été tués par l'armée birmane au cours des six derniers mois, dont un nombre important lors de frappes aériennes. La réduction de l'aide humanitaire, due aux blocages militaires et aux coupes budgétaires internationales, exacerbe les souffrances de millions de personnes. Les élections organisées par l'armée en cette période ont été jugées ni libres ni équitables, avec l'exclusion de partis d'opposition et des difficultés d'accès au vote pour de nombreux citoyens. Min Aung Hlaing, ancien chef de la junte, a été nommé président par le parlement en avril. Le rapport met en garde contre le risque que la population birmane soit "oubliée" par la communauté internationale, alors que l'aide aux déplacés, à l'éducation et au soutien psychosocial est réduite ou supprimée. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, appelle à un engagement renouvelé de la communauté internationale.