Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) a signalé que plus de 1,3 million de personnes ont été forcées de quitter leurs foyers au Mozambique depuis 2017, en raison de la violence et du terrorisme dans la province de Cabo Delgado. Cette annonce a été faite lors des célébrations de la Journée mondiale des réfugiés à Pemba, cette année placée sous le thème "Jusqu'à ce que chacun soit en sécurité". Malgré des progrès dans certaines zones touchées par le conflit, le pays continue de connaître des déplacements internes liés à l'insécurité, tout en accueillant des demandeurs d'asile de divers pays. La représentante du HCR au Mozambique, Isadora Zoni, a souligné la nécessité de garantir des conditions de vie dignes aux réfugiés, aux demandeurs d'asile et aux personnes déplacées, notamment l'accès à l'éducation, aux soins de santé et à la documentation. La protection et l'inclusion de ces populations sont essentielles pour favoriser leur intégration sociale et leur permettre de reconstruire leur vie. Les célébrations ont rassemblé des demandeurs d'asile, des personnes déplacées, des communautés d'accueil et des autorités locales, témoignant de la solidarité envers les personnes forcées de fuir. Le HCR a réitéré l'importance de renforcer les mécanismes de protection et d'assistance aux populations déplacées et de créer des conditions leur permettant de reconstruire leur vie en toute sécurité et dignité.