Environ 80% de la population mozambicaine n'a pas les moyens de payer les tarifs standards des opérateurs de téléphonie mobile, selon l'Agence de Régulation de la Concurrence. Cette agence propose l'abolition des tarifs minimums, relançant un débat initié il y a deux ans après la fin des forfaits illimités. Lors de la Conférence Nationale des Communications, le régulateur a souligné que les tarifs minimums favorisent des pratiques commerciales prédatrices et limitent le pouvoir d'achat. Basé sur les standards de l'Organisation Internationale des Télécommunications, il préconise l'instauration de tarifs maximums pour protéger les consommateurs. L'Institut National des Communications, régulateur du secteur, maintient cependant que les tarifs minimums sont plus avantageux et met en place des mécanismes pour améliorer l'accessibilité. Les opérateurs craignent que des plafonds de prix n'entravent leur liberté commerciale, tout en soulignant la nécessité d'une information tarifaire claire et accessible pour les consommateurs.