Une conférence académique consacrée à l'histoire du droit et de la peine chez les peuples nomades mongols a été organisée par l'Administration générale de l'exécution des peines (AGEP) et l'Institut d'histoire et d'anthropologie de l'Académie des sciences. L'événement, marquant le 105e anniversaire de l'exécution des décisions de justice modernes, a mis en lumière l'évolution des pratiques pénales à travers les époques. Le directeur de l'AGEP, A. Namsamdan, a présenté une étude sur les traditions de l'exécution des peines chez les nomades, révélant que, dès l'époque des Xiongnu, des peines de détention de jusqu'à dix jours étaient appliquées. La conférence a exploré quatre périodes distinctes de l'histoire du droit mongol, depuis l'Antiquité jusqu'à l'ère contemporaine, en passant par le Moyen Âge et l'époque moderne. Les recherches ont notamment porté sur des empires tels que les Xiongnu, les Xianbei, les Ruanruan, les Ouïghours, les Turcs et les Khitans, soulignant la continuité du droit et de la peine à travers les dynasties. L'étude a révélé que, sous les Khitans, les sanctions étaient sévères, avec des peines de mort et des confiscations de biens pour les fonctionnaires coupables de crimes. L'analyse de ces pratiques historiques est considérée comme essentielle pour le développement des études sur l'exécution des peines.