Le Parlement libanais a adopté mercredi une loi d'amnistie générale, mettant fin à des années de discussions houleuses. Cette loi pourrait entraîner la libération d'environ 80 militants islamistes libanais et syriens, accusés de terrorisme. L'adoption s’est faite malgré un boycott significatif de la séance de vote, notamment par les députés chrétiens du Courant patriotique libre et les représentants du Hezbollah. Cette absence souligne les profondes divisions politiques et confessionnelles qui persistent au sein du pays. Les partisans de l'amnistie la présentent comme un moyen de désamorcer les tensions et de faciliter la réconciliation nationale. Cependant, les opposants craignent que cette loi n'encourage l'impunité et ne compromette la sécurité du Liban. L'impact réel de cette amnistie reste donc incertain dans un contexte politique déjà très fragile.