L'analyse de Leandro Bruni souligne une tendance majeure au sein des électorats d'Amérique latine. On observe un rejet populaire généralisé envers les présidents de la région, indépendamment de leur bord politique. Que les dirigeants soient de gauche ou de droite, anciens ou nouveaux, le sentiment dominant reste la frustration. Les électeurs se disent en colère, mécontents et profondément déçus par la gestion actuelle. Cette dynamique transforme la haine et l'exaspération en véritables moteurs de mobilisation électorale. Toutefois, certains cas particuliers parviennent à s'extraire de ce schéma global. C'est notamment le cas de la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, qui fait figure d'exception.