Une juge de Ceuta, Tardón, a demandé par téléphone, dix jours après avoir sollicité une analyse policière, que les informations obtenues ne soient pas transmises au ministère de l'Intérieur. Cette requête intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le pouvoir judiciaire et l'exécutif concernant la classification d'un rapport de police. L’incident soulève des questions sur l'indépendance de la justice et le contrôle de l'information sensible. La demande de la juge suggère une volonté de garder le contenu du rapport confidentiel, potentiellement pour éviter des interférences politiques. Le gouvernement, de son côté, insiste sur la nécessité d'un accès complet à l'information pour assurer la sécurité de l'État. Cette divergence de vues alimente un nouveau conflit entre les deux pouvoirs. L’affaire reste en évolution et pourrait avoir des conséquences importantes sur la gestion de l’information et sur les relations entre la justice et le gouvernement à Ceuta.