La police italienne a mené des perquisitions dans les bureaux de onze marques de luxe, dont Chanel, Bulgari et Moncler, dans le cadre d’une enquête sur l’exploitation de travailleurs dans la production de sacs. Les raids, confirmés par le parquet de Milan, visent à déterminer si ces marques sont complices d’une exploitation exercée par des sous-traitants chinois. Les entreprises concernées ont été contraintes de fournir des documents relatifs à leurs chaînes d’approvisionnement et aux conditions de travail. L'enquête suit des perquisitions antérieures en mai dans des usines près de Milan révélant des conditions de travail insalubres, des logements indignes et des salaires extrêmement bas pour des employés en situation irrégulière. Certaines marques, comme Brunello Cucinelli, affirment avoir toujours payé un prix équitable, mais doivent désormais justifier les mesures prises pour prévenir l'exploitation. Si ces mesures sont jugées insuffisantes, les entreprises seront placées sous contrôle judiciaire. Cette affaire met en lumière une pression croissante sur le label "Made in Italy".

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