L'Iran, pays riche en pétrole, a annoncé une augmentation des prix de l'essence pour les consommateurs importants, malgré le fait que ses citoyens bénéficient de l'essence la moins chère au monde grâce aux subventions gouvernementales. Cette décision intervient dans un contexte de diminution de la capacité de raffinage du pays, due aux sanctions occidentales liées à son programme nucléaire, rendant difficile la satisfaction de la demande intérieure. Les autorités de Téhéran ont annoncé une modification du système de quotas à trois niveaux pour la vente d'essence, augmentant ainsi les tarifs pour les consommateurs dépassant un certain seuil. Le troisième niveau tarifaire a été doublé à 10 000 toumans le litre (4,5 cents). La porte-parole du gouvernement, Fatemeh Mojtahari, a précisé que ce nouveau tarif entrera en vigueur le 8 septembre. Cette mesure, bien que politiquement sensible en raison du coût historiquement bas de l'essence en Iran, intervient alors que le rial iranien s'affaiblit face au dollar américain, en partie à cause des sanctions imminentes des États-Unis, et que le risque de nouvelles augmentations de prix persiste.