May Martínez a vécu seize années de réclamations pour obtenir le corps de sa fille, qui lui a finalement été renvoyé par courrier en plusieurs envois, sans préavis. L'arrivée des restes de Colleen Slemmer a rouvert une profonde blessure, une souffrance que l'État n'a jamais reconnue. La mère a dû identifier les restes de sa fille, incluant son crâne, dans des boîtes livrées à son domicile. Cette situation inacceptable a été accentuée par les échecs répétés de l'exécution de Christa Pike, la condamnée pour le meurtre de Colleen Slemmer. Le retard dans l'exécution de la peine a prolongé l'angoisse de la famille et attiré l'attention sur les failles du système judiciaire. L’affaire souligne les conséquences dévastatrices pour les familles de victimes et le manque de soutien de la part des institutions. Ce traumatisme, amplifié par le manque de communication, a profondément marqué la vie de May Martínez.