Rosario Corvalán affirme que l'intelligence artificielle ne rend pas les sciences humaines obsolètes, mais rend leur justification plus urgente. Elle remet en question l'idée que des disciplines comme la philosophie, l'histoire ou la littérature doivent se justifier par leur contribution au marché du travail. Pour l’auteure, leur valeur dépasse largement le développement de la pensée critique. Face à l'expansion de l'IA, les humanités conservent leur rôle essentiel : nous aider à réfléchir aux grandes questions de l'existence humaine. Cette réflexion, selon Corvalán, ne peut être déléguée à un algorithme. Elle plaide pour une réévaluation de la place et de la pertinence des humanités dans un monde de plus en plus dominé par la technologie.