L'affaire Helsinge, impliquant des transferts bancaires, des litiges financiers considérables et des enquêtes menées dans plusieurs juridictions (Miami, Genève et le système financier international), illustre une nouvelle forme d'impunité. Malgré l'accumulation de preuves, la fragmentation de l'enquête, due à des désaccords sur la représentation légale, la légitimité et la coopération, a empêché une résolution claire. L'affaire n'a pas abouti à un acquittement ou une condamnation, mais à l'incapacité d'intégrer pleinement les éléments de preuve recueillis. Ce cas révèle un épuisement institutionnel face à la complexité des affaires transnationales. L'impunité ne résulte donc pas d'une disparition des preuves, mais d'une saturation du système judiciaire. L'affaire Helsinge est perçue comme un exemple contemporain de l'incapacité à rendre justice dans un contexte de mondialisation financière et juridique.