Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, envisage une réforme de la loi sur la responsabilité des ministres. Cette initiative fait suite à des critiques concernant l'utilisation actuelle de cette loi, jugée trop permissive. Mitsotakis s'inspire du modèle européen, notamment du cas de Nicolas Sarkozy, pour plaider en faveur d'une plus grande responsabilisation des personnalités politiques. L'objectif est de mettre fin au système perçu comme une "immunité permanente" pour les membres du gouvernement. Cette proposition suscite un débat sur l'équilibre entre la nécessité de protéger les ministres dans l'exercice de leurs fonctions et l'obligation de les tenir responsables de leurs actes. Une réforme pourrait ainsi aligner le traitement juridique des ministres sur celui des citoyens ordinaires en cas d'infraction. L'impact potentiel de cette mesure sur la scène politique grecque est significatif.