La Vice-Chancelière de l'Université du Ghana, Nana Aba Appiah Amfo, a plaidé pour l'intégration délibérée des langues africaines dans le développement de l'intelligence artificielle (IA). Lors d'une conférence à l'Université de Warwick au Royaume-Uni, elle a mis en garde contre le risque de marginalisation du continent africain si ses langues et ses savoirs traditionnels ne sont pas suffisamment représentés dans la révolution de l'IA. Elle a souligné que la diversité linguistique africaine constitue un atout précieux, et non un obstacle, pour le progrès technologique. Selon elle, l'absence de prise en compte des langues africaines pourrait entraîner une exclusion de l'Afrique des bénéfices de l'IA. La professeure Amfo a insisté sur la nécessité d'investir dans des ressources linguistiques africaines pour garantir une IA plus inclusive et équitable. Son intervention souligne l'importance de préserver et de valoriser le patrimoine linguistique africain à l'ère numérique.