Des historiens ont étudié l'évolution des pratiques d'hygiène, démontrant un changement significatif dans leur perception sociale. Autrefois, le bain était un privilège réservé aux classes supérieures, symbole de statut et de richesse. Progressivement, avec l'industrialisation et l'urbanisation, il est devenu associé à la propreté et à la santé publique. Au XXe siècle, l'hygiène corporelle, et notamment la lutte contre les odeurs, s'est imposée comme une norme sociale, particulièrement dans le monde professionnel. Cette transformation est liée à la nécessité de se conformer aux attentes de l'environnement de travail et de maintenir une image soignée. L'obsession actuelle pour l'odeur corporelle serait donc le résultat d'un conditionnement social historique et économique.
