Plus de trente organisations féministes s'opposent à des modifications proposées à la réforme du code de procédure pénale (CPP) en Uruguay. Selon le professeur Gabriel Valentín, ces changements permettraient à la défense de demander des saisies, une mesure jugée contre-productive par les collectifs. Ils estiment que ces modifications pourraient entraîner une revictimisation des plaignantes par la pression de l'État. Les organisations dénoncent une atteinte aux droits des victimes et craignent que ces nouvelles dispositions ne fragilisent davantage leur protection. Elles considèrent que la possibilité pour la défense d'obtenir des saisies pourrait être utilisée pour intimider et contraindre les victimes. Ces groupes appellent au maintien des garanties actuelles pour assurer une justice équitable et respectueuse des droits des femmes. La réforme suscite donc une vive controverse et une forte mobilisation de la société civile.