Les analystes prévoient une diminution progressive de la dépendance de l'industrie européenne de la défense vis-à-vis de la Chine, plutôt qu'une séparation complète, dans le contexte actuel de réarmement du continent. Lors du sommet du G7 à Evian-les-Bains, en France, les dirigeants de sept nations – France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, États-Unis, Canada et Japon – ont signé une déclaration visant à sécuriser les chaînes d'approvisionnement en minéraux critiques. Sans mentionner explicitement la Chine, les signataires se sont engagés à "réduire significativement" leur dépendance envers un "unique fournisseur extérieur". Cette initiative souligne une volonté de diversification et de résilience face aux risques potentiels liés à la concentration des sources d'approvisionnement. L'objectif est de renforcer l'autonomie stratégique européenne dans le domaine de la défense. La transition s'annonce toutefois graduelle, compte tenu de l'importance actuelle de la Chine dans ces chaînes d'approvisionnement. L'accent est mis sur la sécurisation des ressources plutôt que sur une rupture immédiate.
