Une lutte interne secoue l'Union européenne concernant le Service européen d’action extérieure (SEAE), dirigé par Kaja Kallas. Plusieurs États membres, dont la France, proposent des réformes pour ce bras diplomatique, critiqué depuis un an. Ces initiatives se heurtent à la volonté d'Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, d'accroître le pouvoir de Bruxelles en matière de politique étrangère. Cette divergence crée une rivalité institutionnelle au sein de l'UE. Selon Sébastien Maillard, spécialiste des institutions européennes, la situation met en évidence des tensions profondes. L'avenir du SEAE et la répartition des compétences en matière de diplomatie européenne sont donc en jeu. Cette situation complexe reflète un déséquilibre croissant entre les ambitions de la Commission et les intérêts des États membres.