Le parquet italien a requis un emprisonnement à vie contre un accusé et des peines de 17 ans et demi de prison contre trois autres dans l'affaire du chercheur italien Giulio Regeni, retrouvé mort au Caire en 2016. L'affaire concerne des agents des forces de sécurité égyptiennes soupçonnés d'avoir torturé à mort Regeni, alors qu'il menait des recherches sur les syndicats indépendants en Égypte. Le procureur adjoint Sergio Colaiocco a souligné le rang élevé des accusés, les qualifiant de fonctionnaires pleinement conscients de leurs obligations institutionnelles. Cette demande de condamnation intervient après une longue enquête et des tensions diplomatiques entre l'Italie et l'Égypte. Le procès, qui se déroule en Italie, est mené en l'absence des accusés, qui résident en Égypte et n'ont pas répondu aux convocations. L'issue de ce procès est scrutée de près par les défenseurs des droits de l'homme et les familles de victimes de violences policières. La justice italienne cherche ainsi à faire la lumière sur les circonstances du décès de Giulio Regeni et à traduire en justice les responsables présumés.