La majorité des municipalités néerlandaises acceptent d'appliquer la loi sur la répartition des demandeurs d'asile, bien que cet engagement soit souvent teinté de réticence. L'analyse des premiers accords de coalition après les élections locales révèle que seule une petite minorité de communes exprime une opposition frontale. De nombreuses villes acceptent la loi à condition que l'accueil reste à petite échelle et que les habitants soient consultés. Certaines municipalités imposent même des critères stricts, comme l'accueil exclusif de familles avec enfants. Un sentiment d'injustice persiste, certaines communes déplorant le manque de solidarité des villes voisines. À l'inverse, des municipalités comme Maassluis ou Hardenberg manifestent une résistance plus ferme. Elles envisagent de repousser les limites légales ou d'exiger la fermeture rapide des centres existants pour éviter tout nouvel accueil.