Solvinity, l'entreprise néerlandaise fournissant l'infrastructure pour le système d'identification numérique DigiD, a fait appel de la décision du gouvernement néerlandais d'interdire son acquisition par l'entreprise américaine Kyndryl. La secrétaire d'État Aerdts a bloqué l'opération le mois dernier, invoquant la protection de l'intérêt public et des préoccupations liées à la sécurité nationale. Le Bureau Toetsing Investeringen (BTI), l'organisme de contrôle des investissements, a conseillé cette interdiction après avoir identifié des risques potentiels. Solvinity affirme prendre les préoccupations du gouvernement au sérieux, mais demande des éclaircissements sur les motifs juridiques de la décision. L'affaire est désormais devant les tribunaux, et le ministère de l'Économie ne peut faire d'autres commentaires pour le moment. Des experts en sécurité informatique et une majorité de parlementaires s'étaient déjà opposés à cette acquisition, craignant un accès potentiel des États-Unis aux données sensibles via DigiD. Kyndryl a exprimé sa "profonde déception" suite à cette interdiction.