Au cours de la dernière décennie, le Costa Rica, autrefois modèle de conservation environnementale, a opéré un virage stratégique. Le financement de ses zones protégées a été considérablement réduit, affectant directement leur gestion et leur préservation. Parallèlement, le gouvernement a centralisé les pouvoirs liés à l'environnement, suscitant des inquiétudes quant à la transparence et à l'efficacité des décisions. Cette évolution s'accompagne d'un assouplissement des réglementations sanitaires jugées essentielles. Des observateurs soulignent un changement de priorités, privilégiant désormais des considérations économiques au détriment de la protection de la nature. Cette situation remet en question le leadership historique du pays en matière de développement durable et de biodiversité. L'avenir des politiques environnementales costariciennes est désormais incertain.