L'épidémie de fièvre Ebola en République démocratique du Congo a franchi un seuil critique, avec plus de 1000 cas confirmés, dont 254 décès, depuis son début en mai dans la province d'Ituri. Environ cent personnes se sont rétablies, mais 365 autres sont actuellement hospitalisées ou en quarantaine. Les autorités sanitaires congolaises s'inquiètent d'une possible sous-estimation du nombre réel de cas et prévoient que le pic de l'épidémie n'a pas encore été atteint, notamment après une augmentation de 38% des infections la semaine dernière. L'absence de vaccin ou de traitement spécifique pour cette variante de Bundibugyo complique la situation. La traçabilité des contacts est entravée par l'insécurité liée aux conflits avec les rebelles ADF, soutenus par l'EI, qui ont provoqué des déplacements de population et l'isolement de villages. Seule une partie des contacts potentiels est actuellement identifiée, bien en deçà du seuil de 90% recommandé par l'OMS. L'identification du premier cas reste également inconnue, ce qui freine la compréhension de la propagation du virus.