Ramón Jara López explore dans sa dernière chronique la distinction cruciale entre l’utilisation légitime de la force étatique et un exercice autoritaire du pouvoir au Chili. Il souligne que les outils de coercition, tels que la police et les états d’exception, sont compatibles avec la démocratie à condition qu'ils soient encadrés par la loi et soumis à des mécanismes de contrôle et d'équilibre des pouvoirs. La discussion se concentre sur la réforme constitutionnelle concernant la sécurité, et en particulier sur la prolongation potentielle d’un état d’exception jusqu’à 240 jours sans l'aval du Congrès. L'auteur met en garde contre ce qui pourrait déséquilibrer cet équilibre démocratique fondamental. Il insiste sur la nécessité de maintenir des limites claires à l’usage de la force étatique pour préserver les libertés fondamentales. Ce débat est essentiel pour définir les contours de la démocratie chilienne face aux défis sécuritaires actuels.