L'organisation Human Rights Watch (HRW) met en garde contre les réformes proposées par le gouvernement chilien, qualifiées de menaces pour les droits fondamentaux et les institutions du pays. Ces réformes, initiées par le président Gabriel Boric, accorderaient des pouvoirs accrus aux forces de l'ordre et simplifieraient la déclaration d'états d'urgence. Le texte prévoit notamment la possibilité de prolonger l'état d'urgence jusqu'à 240 jours sans l'approbation du Parlement, restreignant ainsi les libertés de mouvement et de réunion. HRW critique l'absence de contrôle parlementaire renforcé et craint une utilisation excessive de ces pouvoirs. L'organisation souligne que ces mesures pourraient conduire à des violations des droits humains et à une érosion de l'état de droit. Cette situation inquiète les défenseurs des droits, qui appellent à une révision de ces propositions législatives afin de garantir le respect des libertés civiles.