Des avocats canadiens spécialisés dans les droits de la personne mettent en garde contre l'importation de produits fabriqués par des détenus dans les prisons américaines, notamment en Alabama. Cette prise de position intervient alors qu'Ottawa subit des pressions de l'administration Trump pour renforcer le contrôle des importations issues du travail forcé. Les juristes soulignent que le travail pénitentiaire aux États-Unis présente des caractéristiques assimilables à du travail forcé, malgré les lois américaines en vigueur. Ils appellent à une réglementation plus stricte des importations en provenance de ces prisons. L'objectif est d'éviter que des entreprises canadiennes ne bénéficient indirectement de pratiques d'exploitation. Cette situation pose des questions éthiques et juridiques concernant la responsabilité des entreprises importatrices. Les avocats insistent sur la nécessité d'une diligence raisonnable accrue pour s'assurer de la conformité des chaînes d'approvisionnement.
