La Ligue pour l’éducation de la femme et de l'enfant (Lefe) au Cameroun tire la sonnette d'alarme face à une recrudescence alarmante des violences basées sur le genre, incluant une augmentation des féminicides. En 2026, plus de 60 femmes ont déjà été tuées, et 1599 cas de violence, dont 166 viols, ont été recensés entre janvier et avril. La Lefe qualifie cette situation de "crime national" et appelle à l'adoption de lois spécifiques pour lutter contre ce fléau. L'organisation met en évidence des signaux d'alarme précurseurs de violences, tels que les menaces, l'isolement, le contrôle et l'humiliation. Elle recommande aux victimes de se mettre en sécurité, de ne pas affronter seul l'agresseur et de documenter les violences. La Lefe plaide également pour une loi garantissant des mesures d'éloignement rapide pour les victimes, et souligne l'importance d'une action collective pour éradiquer ces violences.